Pensées vagabondes… 49. Les jours sans réponse

Quelques questions sans réponse ?

Il est des jours sans réponse, il n’y reste que les questions.
Et on se torture, on se met à la question, mais pourquoi ?

Car pourquoi est la mère de toutes les questions. C’est la question qui fait avancer la science, et chaque réponse contient la question suivante, question entraînante car attention, cette question peut en cacher une autre…
Et c’est de pourquoi en pourquoi que la connaissance augmente, mais pour quoi ?

Et pour qui ? Car c’est là la deuxième question naturelle. Et si « pourquoi ? » est sans fin, « pour qui ? » est la question de tous les dangers : Attention, question méchante ! C’est la question qui s’attaque à l’homme, qu’elle cherche des volontaires ou qu’elle cherche des coupables. A la question « Qui ira ? » fera bientôt écho « Qui est-ce qui est allé ? »
A « Qui, qui ? », la réponse est toujours rikiki, alors jusque à quand la poserons-nous ?

Et justement, « Quand ? » est la question qui vient. Mais elle n’aura qu’un temps, ne pouvant subsister face à l’éternité. Alors soyons en avance sur le « quand ? »
Car demander « Quand irai-je ? » est un moyen très sûr de ne pas partir.

Ben quoi ? Il vient ensuite, ce que, ce quoi… Et certains verbes intransigeants refusent ce complément d’objet, trop direct à leur goût. « Qu’aller » fait écho à « Caler ». Alors foin des cas particuliers et des questions qui ont besoin d’un complément pour trouver leur objet !

Il reste « où ? ». Je l’aime bien celui-là, car la question « Où aller ? » signifie déjà qu’on est sur le départ. Et si on ne sait pas répondre, si on ne sait pas où aller, on peut toujours faire un pas n’importe où.
La question, entêtante, se reposera demain, mais ailleurs.

Alors, mon seul souhait dans les jours sans réponse est d’avoir quelque part où aller…
Et ça ira bien comme ça !

 

Philippe

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