Pensées vagabondes… 91. Les nouvelles n’étaient pas bonnes


Blogging, Pensées vagabondes... / dimanche, juillet 2nd, 2017

Ce matin, les nouvelles n’étaient pas bonnes. La plume a repris son envol…

Mais elle était lourde comme une plume de tristes matins.
Elle voulait parler de ce roi qui avait trois fils qui se disputaient le titre, l’héritage et le royaume. Et à cause des disputes, le roi dut donner le titre, l’héritage, le royaume à ce esclave qui l’avait servi fidèlement pendant des années sans espoir de contrepartie…

Mais foin du bon sens terrien !
J’ai demandé à la licorne de me prêter son regard et ses ailes pour aller observer la terre.

Et j’ai vu une mère conduire son fils et sa fille à l’école. Elle marchait, un enfant à sa droite et l’autre à sa gauche. L’enfant qui tenait la main droite de sa mère la tenait par la main gauche et l’enfant qui tenait la main gauche de sa mère la tenait par la main droite, de sorte qu’aucune primauté ne puisse être établie.

Et j’ai vu un père marcher avec son fils sur un chemin de montagne. Lorsque l’enfant fut fatigué, son père le porta sur les épaules et c’est ainsi qu’ils arrivèrent au sommet.

Et j’ai vu un lion épargner un agneau et partager ensuite le repas d’une hyène.

Et j’ai vu des lionceaux montrer la garde autour des enfants des hommes, de peur qu’il ne leur arrive quelque mal. Mais même les enfants ne pouvaient voir les lionceaux.

Et j’ai vu les joncs pousser dans les marais et les aloès se nourrir du désert. La boue des marécages aurait noyé l’aloès, le soleil du désert aurait brûlé les joncs, mais chacun pouvait croître et vivre, à la place prévue pour lui.

Et j’ai vu un enfant pleurer parce que sa mère s’était éloignée, et son frère accourir pour lui tenir la main.

Et j’ai vu la terre. Elle était belle.

C’était un jour.

 

Philippe

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